2. Développer un système de retraite flexible, à la carte

Le vieillissement de la population met en péril le système de retraite et une simple augmentation de l’âge de la retraite n’est pas une réponse satisfaisante, beaucoup de gens ayant déjà de la peine à maintenir leurs compétences professionnelles jusqu’à l’âge actuel de la retraite. Il faut imaginer un nouveau système de retraite flexible, qui permette à chacun de réduire progressivement son activité professionnelle, en fonction de son projet personnel.

Constat :

  • Le vieillissement de la population exige de revoir le modèle de retraite. La réponse couramment avancée est l’augmentation de l’âge de la retraite.
  • A l’inverse on sait que les compétences professionnelles évoluent de plus en plus rapidement et qu’une partie de la population a déjà des difficultés à maintenir ses compétences jusqu’à l’âge actuel de la retraite.
  • Le risque est grand de voir une partie croissante de la population devenir, en fin de carrière,

dépendante d’un système social ou précarisée.

Le projet :

  • Il faut flexibiliser l’âge de la retraite et accepter qu’on travaille dans certains cas plus longtemps, mais avec un horaire qui peut être réduit.
  • Il faut profiter de garder l’expérience dans les entreprises pour la transmettre aux jeunes générations en développant un modèle de travail intergénérationnel qui présente de grandes qualités sur le plan social
  • Pour ce faire, il faut alimenter le capital de retraite plus tôt dans la vie professionnelle, typiquement entre 40 et 50 ans, lorsque les collaborateurs ont un maximum de performance et de valeur sur le marché du travail.
  • Il faut accepter que le salaire d’une personne ne doit pas automatiquement augmenter jusqu’à l’âge de la retraite. Passé 55 ans, les enfants sont en général autonomes, les charges diminuent.Chacun doit pouvoir choisir sans pression un engagement professionnel moins exigeant, au profit d’une qualité de vie plus favorable. C’est d’autant plus facile si la caisse de retraite est pour l’essentiel déjà alimentée.
  • Le modèle actuel de travail permet de développer facilement du « time sharing », par exemple réduire son temps de travail dans son activité initiale, pour développer des nouvelles activités, par exemple dans le domaine social ou la formation, dans lesquels l’expérience acquise peut avoir une grande valeur.

La réduction ou l’évolution progressive du temps de travail peut ainsi être laissée à chacun en fonction de ses choix personnels.

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